Plan Local d’Urbanisme

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Par délibération du 29 Juillet 2014, la Municipalité de Mirabeau a décidé de réviser sa Carte Communale et d’entreprendre l’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Qu’est-ce qu’un PLU ?

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est un document d’urbanisme qui, à l’échelle d’une commune ou d’un groupement de communes, établit un projet global d’aménagement, s’appuyant sur des choix de développement en termes de démographie, de logements, d’équipements, et de préservation des espaces naturels et agricoles. Le PLU fixe en conséquence les règles générales d’utilisation du sol sur le territoire considéré.

Que contient le PLU ?

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Les principes de fonds

hameau Le P.L.U. doit respecter les grands principes d’aménagement du territoire tels qu’ils sont exprimés, en particulier, aux articles L.110 et L.121-1 du Code de l’Urbanisme, ainsi que dans la loi montagne en partie codifiée aux articles L.145-1 et suivants du même code.

La loi Montagne définit un nécessaire équilibre entre, d’une part, l’aménagement et la mise en valeur de l’espace montagnard et sa protection, et d’autre part, les préoccupations nationales d’aménagement du territoire et les intérêts locaux des collectivités.

Ainsi, de manière synthétique, le P.L.U. doit permettre de satisfaire les besoins de la population dans une logique de développement durable du territoire, en conciliant développement et enjeux environnementaux. Ainsi, renouvellement urbain, mixité urbaine et sociale et gestion économe du sol sont des impératifs majeurs.

Quel est le déroulement de la procédure ?

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Comment participer à l’élaboration du PLU ?

Le Conseil Municipal a fixé les modalités de la concertation engagée en application de l’article L-300.2 du Code de l’Urbanisme. Ainsi, il est prévu l’organisation de deux réunions publiques ainsi que d’une exposition publique. Un registre est également mis à disposition des habitants en Mairie afin de noter toutes remarques relatives à l’élaboration du PLU.

Documents à consulter

Rapport de présentation – Diagnostic initial du territoire de Mirabeau

Réunion publique du 21 avril 2017 – Compte-rendu

Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) – Projet

Eglise Notre-Dame-des-Grenouilleurs (« La Paroisse »)

paroisse4 Construite au cours de la première moitié du XVIème siècle par les moines de Cluny sur le plateau dit « des Grenouilleurs », cette église se trouvait placée au centre des quatorze hameaux qui constituaient alors la Paroisse de Mirabeau.

Un cimetière lui fut adjoint sur sa façade est mais seuls les Seigneurs de Mirabeau y auront leur caveau dont on voit encore les ruines.

La dernière personne à y être inhumée fut en 1787 Anne-Christine De Benauld de Lubieres, épouse du Chevalier Jean-Joseph Deidier de Curiol.

Une chapelle avait été construite et achevée en 1639 au village. Les frais d’entretien des lieux de culte devenant trop élevés pour la commune, le Conseil municipal décida le 24 août 1884 de transférer le titre d’ « Église paroissiale » à cette chapelle du village, d’y faire des travaux subventionnés et d’abandonner la Paroisse. La cloche fut transférée au village le Lundi de Pentecôte 1890.

La nouvelle « Église paroissiale » se trouvait dédiée à Notre-Dame-du-Bon-Secours. L’ancienne Paroisse tomba peu à peu en ruine.

L’Association de Sauvegarde a financé en 1992 la restauration des toits du chœur et du clocher. Il convient de noter que la clé de voûte du chœur porte la marque de l’ordre de Cluny.

Texte de Paul PLAN, pour l’Association pour la Sauvegarde des Monuments Anciens de Mirabeau

Crédit Photos : JL. Guth

Château de Fontenelle

chateaufontenelle2 Situé dans la Vallée de la Bléone, le Château de Fontenelle domine la voie romaine Digne-Sisteron empruntée le 4 Mars 1815 par Napoléon à son retour de l’île d’Elbe.

Selon R. Collier, ancien archiviste départemental, ce château daterait des XVIème et XVIIème siècles bien que sa simplicité, assez imposante d’ailleurs, et son appareil de galets le rendent difficile à dater.

Sa structure témoigne de survivances anciennes : il est flanqué à ses quatre angles de tours rondes avec toit en éteignoir, chaque niveau comprend deux salles avec plafond à la française, il possède des caves profondes puissamment voûtées, garnies de foudres d’un gabarit impressionnant, témoins d’une importante viticulture.

Siège de la très ancienne seigneurie de Mirabeau, il a appartenu successivement à de grandes familles de Provence : Castellané (avant 1309), Barras (de 1309 à 1753), Glandèves (de 1753 à 1716), Deidier De Curiol (de 1716 à 1792). Cette dernière famille le délaissa pour s’installer au nouveau Château, plus grand et plus près du village de Mirabeau.

Devenu Bien National à la Révolution, en raison de l’émigration de Jean Joseph Deidier De Curiol en 1792, il fut vendu aux enchères publiques à un dénommé Gorde pour le prix de 78 000 livres, le 6 Ventôse de l’an III de la République Française (24 Février 1795).

Sa taille modeste lui a permis de n’appartenir qu’à un seul propriétaire à la fois. Il a été bien restauré par les propriétaires les plus récents. Parmi les plus illustres de ses détenteurs, on peut citer Joseph Latil, Vice-président du Tribunal de Digne (vers 1830-1840) et le Docteur Julien Roumieu, Maire de Digne.

La ferme de Tarelle avec son petit oratoire gothique dépendait du château. Cet oratoire, difficile à dater, devait être à l’origine la Chapelle des châtelains.

Texte de Paul PLAN, pour l’Association pour la Sauvegarde des Monuments Anciens de Mirabeau

Crédit photos : JL. Guth

La Chapelle Saint-Philippe (XIIème), l’ancien village et la table d’orientation

paysage-saint-philippe La Chapelle Saint-Philippe (XIIème), l’ancien village et la table d’orientation

Itinéraire de petite randonnée

Durée : 2 heures – balisage jaune

En partant de la mairie, traverser le village par la rue de Provence. Laisser sur la droite la montée du lotissement de la Condamine. Après le pont sur la Barrabine, atteindre sur la crête par la route un carrefour où l’on prendra vers la gauche, direction Les Plans. Après avoir laissé la route des Graniers à droite (emplacement possible pour laisser la voiture), on quittera le goudron 20 mètres plus loin, sur une piste de terre à droite, fléchée St Philippe en jaune (PR). Le fléchage permet d’atteindre en 20 mn environ la magnifique chapelle du XIIe siècle, sous les chênes. En suivant à droite en épingle à cheveux, le balisage jaune d’abord, puis un alignement de galets on atteint le sommet. Situé à 814 mètres, celui-ci offre un point de vue remarquable à 360° sur les Alpes du Sud, documenté par deux demi-tables d’orientation.

Le retour se fait par le même itinéraire. Un crochet intéressant d’1/4 h peut être exécuté vers la vieille Paroisse. Peu après la route des Graniers à gauche, on atteint une piste sur la droite que l’on empruntera vers Notre-Dame-des-Grenouillères (XVIe), véritable phare de Mirabeau, possédant au centre de sa voute un écusson des moines de Cluny. On peut rejoindre le village en poursuivant la piste jusqu’au vallon de Barrabine que l’on traversera, après les écuries, sur une passerelle.

Le Sommet de Piégu, belvédère de Mirabeau

vuepiegu Le sommet de Piégu, belvédère de Mirabeau, par le vallon de Barrabine

Durée : 3 heures – Pas de balisage

Point de départ : la mairie de Mirabeau. Traverser le village par la rue de Provence, continuer tout droit jusqu’au petit pont sur la Barrabine. Le franchir, continuer par la route. Au carrefour, prendre à droite direction du hameau de Garce, ne pas y entrer. La route se poursuit par la piste, elle descend vers la Barrabine et la longe ensuite. Poursuivre jusqu’à ce que l’on trouve sur la gauche la barrière O.N.F. Cette piste permet d’atteindre un collet. De ce dernier on aperçoit les « Rochers des Mées » dits des « Pénitents ». Sur la gauche, on voit le sommet du Piégu, 1010 mètres. Le gagner par la crête. Le retour s’effectue par le même itinéraire.